Exercice de rédaction libre : faut-il avoir des classes préparatoires à la formation des élites ?

Durée : 25 minutes.

Adresse à : l’Organisation galactique.

Contraintes : mélange d’alexandrin, langue de bois, martial, anaphore.

    Poulpes de l’espace, Martiens, Aliens, Alpha Centaurii, Gémeaux, Scorpions célestes et Habitants de X332ZB,

     Je viens vous parler d’un grave problème, ou plutôt d’un vaste enjeu pour le développement de notre galaxie : je veux, bien sûr, parler de nos éducations, à la fois, par-delà les planètes et les langues, si diverses et – oserais-je le dire – si proches ! Je sais que dans le contexte sociétal, ce contexte sociétal qui est le nôtre, c’est une question de crispations fortes, lourde de conséquences, de peurs et d’espoir, et il convient de ne pas mal la traiter.

    On nous accuse sur Terre d’avoir un système guerrier, élitiste, formant  des soldats plus que des jeunes gens. Nous l’assumons : les jeunes humains doivent être des soldats, oui, des soldats du savoir ! Des croisés de la Connaissance ! Des légionnaires de l’Amour ! Nous les armons pour faire face à la vie et c’est vrai que, dans cette immense guerre, il faut des officiers compétents pour organiser, diriger, prévoir, planifier et montrer l’exemple. Vous nous reprochez d’être élitiste, et c’est vrai que nous formons des élites. Nous sommes élitistes, mais nous sommes justes !

   Justes, oui, puisque n’importe qui peut intégrer nos classes préparatoires, femmes, hommes et même poulpes de l’espace, pour peu qu’il – ou elle – ait fait preuve des qualités requises au lycée.

     Juste ! puisqu’ainsi ce n’est plus, comme dans tant de planète, la naissance qui détermine l’avenir, mais bien les qualités de l’individu.

    Juste ! tant l’abondante sueur ruisselant des fronts courbés de nos élèves de classes préparatoires est la monnaie de ce qu’ils nous coûtent.

     Pour toutes ces raisons, Poulpes, Martiens, Aliens, Alpha Centaurii, Gémeaux, Scorpions célestes et Habitants de X332ZB, je vous le dit, conservons, étendons, adoptons partout, sur toutes nos lunes et nos planètes le système de classes préparatoires.

Exemple de notice biographique : Marc Bloch

Marc Bloch, né à Lyon le  6 juillet 1886 et mort à Saint-Didier-de-Formans le 16 juin 1944, est un historien français.

Formé à l’Ecole Normale Supérieure, mobilisé de 1914 à 1918, il reprend sa carrière universitaire après la guerre et révolutionne l’Histoire en faisant intervenir d’autres disciplines (économie, sociologie…) dans ses travaux consacrés à la société féodale (La Société Féodale, 1939). C’est dans cet esprit d’ouverture qu’il fonde avec Lucien Febvre la revue des Annales d’Histoire économique et sociale, en 1929. Entré dans la Résistance en 1943, il est tué par les nazis en 1944.

Quelques débats sur la prison

  • « Prison : le sens de la peine », débat, notamment sur les courtes peines, avec Karim Mokhtari,  auteur du livre Rédemption, ayant connu quinze établissements pénitentiaires entre quinze et dix-huit ans, engagé depuis 2012 pour un changement du monde carcéral, vice-président de l’association Carceropolis (plateforme internet qui donne à voir la prison autrement) ; Alexandre Bouquet, directeur du centre pénitentiaire d’Écrouves, secrétaire national du Syndicat national des directeurs pénitentiaires, ex-directeur-adjoint de la maison d’arrêt de Nice ; Virginie Gautron, maître de conférences en droit pénal à l’Université de Nantes, ayant soutenu une thèse sur les politiques publiques de lutte contre la délinquance ; Marie Cretenot, de l’Observatoire International des Prisons.

 

  • « Prison : l’impossible décroissance carcérale ? Et si la solution était ailleurs« , avec : Francesca Vianello, sociologue du droit, professeure à l’université de Padoue, travaillant sur les inflexions pénales prises par l’Italie après l’arrêt pilote de la Cour européenne des droits de l’homme de 2013 et sa condamnation pour surpopulation carcérale ; Laure Anelli, membre de l’Observatoire international des prisons et rédactrice en chef de la revue Dedans-Dehors, enquêtant sur les pratiques des voisins européens, ayant coordonné le dernier numéro sur la décroissance carcérale ;Séverine Delacour,vice-procureure au tribunal de grande instance de Meaux, cheffe de service au pôle exécution, application des peines et entraide pénale internationale, membre de l’Union syndicale des magistrats ; André Vallotton, chargé de cours à l’université de Lausanne et expert auprès du Conseil de l’Europe sur la question carcérale.